dernière mise à jour : mardi 25 mai 2010 Agrandir le texte Réduire le texte Imprimer

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La sinusite

D-La sinusite :

     C’est l’inflammation ou l’infection de la muqueuse sinusienne. On parle plutôt de rhinosinusite.

     La sinusite peut être :

            -Aigue

            -Chronique

            -Unilatérale d’origine dentaire ou anatomique

            -Aspergillaire

            -Bilatérale

            En rapport avec une polypose nasosinusienne

Le traitement est médical parfois chirugical.

Le diagnostique fait appel :

            -à une fibroscopie endonasale réalisée au cabinet ORL  et qui permet de bien préciser les anomalies, l’aspect de la muqueuse et des sécrétions

            -en général à un scanner des sinus

            -parfois à un bilan sanguin.

 

                D.1-La sinusite aigue :

       Elle fait généralement suite à une rhinite et se traduit par une accentuation des symptomes : douleurs frontales, pesanteur faciale, rhinorrhée purulente, fièvre, asthénie.

       Si elle suit une rhinite, elle est plutôt bilatérale.

       Elle peut être d’origine dentaire et sera alors unilatérale.

       Une radios des sinus ou encore plus précis mais pas toujours possible à obtenir en urgences, un scanner des sinus, confirmera le diagnostique.

 

                 Son traitement repose sur :

            -Le soin de la dent en cause éventuellement si une cause dentaire a pu etre mise en évidence par votre dentiste.

            -Le plus souvent une antibiothérapie, un traitement corticoïdes court et des lavages de nez au sérum salée ou au soufre parfois aux corticoïdes.

            -Une ponction de sinus peut être proposée en cas de sinusite hyperalgique résistante aux traitements médicaux (cf traitements chirurgicaux des sinus).

 

           D.2-la sinusite chronique :

      Il s’agit :

           -soit de l’inflammation chronique des sinus datant de plus de 3 mois.

           -soit de sinusites aigues récidivantes (plus de 3 épisodes par hiver).

      Son origine peut être :

            -anatomique.

            -muqueuse

            -dentaire.

            -mixte associant plusieurs causes (déviation de cloison et pathologie de la muqueuse).

 

            D.2-a : les sinusites chroniques d’origine anatomique :

       Les méats des sinus (ou « trous de drainage des sinus ») vont être obstrués par une déviation de cloison nasale ou par de volumineux cornets (notamment cornets bulleux que l’on appelle des concha bullosa).

 

 

 

        On parle alors de pathologie du confinement.

        C’est en fibroscopie nasopharyngolaryngée au cabinet que le médecin ORL mettra en évidence les anomalies anatomiques.

        Le scanner des sinus est un examen fondamental qui confirmera l’anomalie anatomique et son rapport avec les sinus.

        Le traitement est généralement chirurgical et associe un geste de désobstruction (septoplastie, section de concha bullosa, turbinoplastie ou turbinectomie) à une méatotomie voire à une ethmoidectomie (cf chirurgie).

 

               D.2-b :  les sinusites chroniques d’origine dentaire :

         Elles sont en rapport :

              .soit avec une dent infectée (molaire ou prémolaire du maxillaire supérieur) : elles sont alors unilatérales en général, accompagnées de céphalées unilatérales et d’une rhinorrhée malodorante. C’est le traitement de la dent en cause qui généralement soulage le patient ; parfois la sinusite « s’autonomise » et il faut alors envisager le traitement du sinus : méatotomie ou drainage du sinus (cf chirurgie).

                              sinusite sur implant dentaire

              .soit avec un dépassement de pate dentaire (au cours du traitement canalaire d’une racine dentaire) dans le sinus ; il s’agit alors d’une aspergillose sinusienne d’évolution lente avant l’apparition des symptômes et nécessitant un traitement chirurgical pour évacuer le corps étranger et la mycose aspergillaire au pourtour (cf chirurgie).

`                            aspergillose

               Les signes cliniques sont assez tardifs : simple écoulement nasale purulent, obstruction nasale ou poussée de sinusites récidivantes avec céphalées du coté atteint.

               Le scanner des sinus est très typique (cf ci dessous ou l‘on voit parfaitement la pate dentaire).

 

                  D.2-c : les sinusites d’origine muqueuse :

             Elles sont en rapport avec une pathologie muqueuse chronique :

                 -une allergie

                 -un déficit immunitaire

                 -une maladie des cils (dyskinésie ciliaire)

                 -une polypose nasosinusienne.

 

                     a) La rhinosinusite chronique allergique :

            Elle est liée à une allergie souvent sévère parfois couplée à de l’asthme.

            On l’évoque en cas d’obstruction nasale bilatérale à bascule, de rhinorrhée séreuse (en dehors des épisodes de surinfection) , de crises d’éternuements ou de prurit nasal.

            Elle s’associe parfois à un larmoiement ou à des conjonctivites.

            Un bilan sanguin et allergologique confirmera l’étiologie.

            Le traitement fait en général appel à un traitement antihistaminiques (aérius, xyzall, kestin, mizollen…) en cp  et/ou à un traitement corticoïde local (nasonex, avamys, rhinocort…).

            Une désensibilisation est parfois proposée par l’allergologue.

            La  chirurgie peut parfois améliorer la prise en charge ; son but n’est pas de guérir de l’allergie mais de permettre une meilleure pénétration du traitement local ; on peut réaliser :

                       -une septoplastie si la cloison nasale est déviée et aggrave l’obstruction nasale.

                       -une turbinectomie si malgré les traitements l’obstruction nasale persiste.

                       -une méatotomie ou une ethmoidectomie si les sinus sont particulièrement obstrués.

 

                    b) Les causes immunitaires et les maladies des cils

 

                    c) La polypose nasosinusienne :

             C’est une maladie chronique correspondant à la présence de polypes issus de l’ethmoide dans les fosses nasales et les sinus.

             Il en existe 4 stades en fonction de la taille des polypes.

             Cliniquement, le patient présente en général une hyposmie (diminution de l’odorat) ou anosmie (perte de l’odorat) et une obstruction nasale plus ou moins importante selon le stade de la maladie ; la polypose peut se compliquer de surinfections sinusiennes récidivantes.

             La fibroscopie réalisée au cabinet de l’ORL met en général assez facilement en évidence les polypes.

             Le scanner des sinus est un examen important pour confirmer le diagnostic ; il permet en général de se rassurer sur l’aspect des polypes (le diagnostique différentiel est le cancer des sinus ou les polypes sont unilatéraux et  dont l’aspect fibroscopique et radiologique est assez typique le plus souvent).

polypose et devaition de cloison

             Le traitement fait appel :

                       -aux corticoïdes locaux (nasonex, avamys…) quasiment en continu (c’est un peu « le dentifrice du nez » du patient).

                       -en cas de crise plus sévère et sauf contre indication à des corticoïdes en cp (une cure de 5 à 7 jours)  et parfois aux antibiotiques ; en général on déconseille plus d’une cure de corticoïdes en cp tous les 4 mois.

                       -à la chirurgie en cas de polypose corticodépendante (plus de 4 cures de corticoïdes par an) ou corticorésistante (inefficacité des cortiocides en cp) :  polypectomie endonasale, méatotomie, ethmoidectomie (cf chirurgie).